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Texte, mise en scène et jeu de Noël Minougou

Scénographie d’Halimata B. Kousse

X n’était pas encore né quand son père déposait ses valises d’aventurier dans ce pays et qu’il épousait sa mère, originaire de là-bas. X grandit comme tous les autres enfants de ce pays. La langue qu’il parle, l’hymne qu’il chante, les couleurs du drapeau qu’il connaît, la culture qui coule dans ses veines et tout son être sont de ce pays, car il ne connait que celui-là, pas un autre. Lorsqu’éclate une guerre ethnique et une chasse aux étrangers, X se voit obligé de quitter cette terre qui a bercé son enfance. Il se réfugie dans le pays de son père, ce pays qu’il n’a jamais connu, et se retrouve en hôpital psychiatrique car ce départ brusque lui a volé la raison.

X a perdu sa logique. Désormais son combat se résume à deux choses. Revoir sa mère et se rassurer sur sa vraie identité, en essayant de récoler tous les morceaux de ces évènements troublants qui ont conduit à sa perte.

Pourquoi « Thérapie » ?

« Thérapie » est un témoignage de Noël Minougou, qui a vécu la crise ivoirienne en 2002. Né en Côte d’Ivoire dans les années 1980 de père Mossi du Burkina Faso et de mère Baoulé de Côte d’Ivoire, il a vécu dans le pays de Nana Houphouët Boigny jusqu’au lendemain de la crise ou tout le pays et son entourage se sont levés contre lui du fait de son appartenance au pays des hommes intègres. Depuis lors, une vie de calvaires démarre : humiliations, insultes, tortures.  Des questions trottent dans sa tête : est-ce ma faute si je suis métisse ? Est-ce un crime d’être métisse ? D’où vient ce brusque changement de la société qui m’a vu naitre ?

Il décide de rentrer dans son pays natal en 2002 mais les questions continuent de trotter dans sa tête.

cie le ruminant thérapie

Texte et mise en scène de Noël Minougou

Avec Halimata B. Kousse et Pascal Noyelle

Musique et chant par Arnaud Guitou

Nous sommes le premier dimanche du mois, dans une maison de retraite. C’est le jour « d’indépendance », le jour de visite des familles : balades, sorties, rencontres, chaleur familiale, M. Le Coq et Mme Aya espèrent tout de cette journée. Endimanchés, ils attendent la visite de leurs enfants. Mais M. Le Coq n’a pas eu de visite de son fils depuis un an et Mme Aya a été « oubliée » par sa fille le dimanche précédent…

Scandé par le tic-tac des secondes qu’égrène l’horloge, coupé d’appels du téléphone décevants, le dimanche s’écoule inexorablement entre espoir et désespoir, colères et moments de partage entre ces deux êtres enfermés dans la vieillesse. Seule la télévision apporte un peu de ce dehors « loin de ces murs » qui éclairerait leur vie de vieillards.

Qu’on ne s’y trompe pas cependant ! Si le sujet est grave et sérieux, voire dramatique, l’écriture de l’auteur, la couleur qu’il donne à ses personnages, les situations incongrues et burlesques qu’il crée, font qu’on rit beaucoup en regardant « 200 ans mini-minimum », mais d’un rire parfois dérangeant, parfois même proche des larmes et qui nous oblige à nous interroger sur nous-mêmes et sur notre rapport à « nos vieux ».

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Texte et mise en scène de Noël Minougou

Avec Claire Tipy et Noufou Zerbo

Un jardin public. Un banc. Deux individus. Deux couleurs.
Un dialogue s’installe. Difficilement. Tantôt, on a l’impression qu’ils se connaissent, tantôt qu’ils ne se connaissent pas. Ils échangent, se parlent, s’engueulent, parfois comme un couple, parfois comme deux continents. Ils se disputent l’espace, le banc, leurs identités. Ils se disputent tout. Mais malgré tout, ils restent là, ensemble…

Les hommes ont beaucoup de choses à se dire. Ils n’ont pas nécessairement l’espace, le temps, les mots. Ou peut-être ne prennent-ils pas cet espace, ce temps. « Cons- d’hommes » offre à deux individus une occasion de se dire les choses. Finalement, ce ne sont plus seulement deux individus qui parlent, mais aussi deux cultures, deux continents, l’humanité… Une humanité un peu fragile, un peu folle, un peu idiote, avec tous ses masques et ses couleurs.

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Texte et mise en scène de Noël Minougou

Avec Halimata B. Kousse, Harouna Gouem, Pascal Noyelle, Claire Tipy et Josiane Yéri Hien

Hamad, un jeune homme poussé à bout parce qu’on lui a refusé son visa, s’introduit dans une ambassade et prend en otage l’ambassadeur. Mais cette ambassade est tout sauf réaliste ! Entre une femme de ménage « déjantée », une secrétaire midinette, le « second bureau » de l’ambassadeur, l’action menée à un rythme soutenu oscille entre burlesque et décalages permanents…

A une époque où le doute, la peur, le rejet des autres, la crainte des attentats pèsent sur nos vies, « Hollywood Boum » est un cri de liberté et de résistance. Mais un cri volontairement décalé qui se sert de l’humour pour habiller la colère.

Cette pièce aurait pu s’intituler continuons à vivre, à nous respecter les uns les autres et à rire de tout. « Hollywood Boum », ça sonnait mieux…

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Texte et jeu de Pascal Noyelle

Mise en scène de Noël Minougou

« Itinéraire » ou 40 ans de vie d’un blanc dans une Afrique multiple, souvent « profonde », n’est pas un guide touristique bienveillant mais l’occasion de s’interroger aussi bien sur les vices d’une coopération post coloniale que sur les contradictions d’une Afrique actuelle. Ce texte serait autobiographique si l’autobiographie était un genre réel. Mais l’écriture transforme toujours le « vrai ». Entre ironie, poésie, colère, sans être ni moralisateur ni donneur de leçons et avec une bonne dose d’autodérision et d’humour, Pascal Noyelle nous entraîne dans ce voyage intime dont on ne sort peut-être pas indemne.

Noël Minougou, comme toujours, apporte à travers sa mise en scène sa touche décalée et créative, pour nous offrir ce spectacle « à quatre mains », qui peuvent caresser ou gifler, c’est selon…

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